vendredi 8 octobre 2010

Le lolicon pour les nuls.


Tu le sais, je fonctionne beaucoup par insight. Un insight, ce n'est pas une illumination qui vient de nulle part ; c'est quand ton cerveau bosse en permanence sur un tas de sujets et que tout d'un coup, au détour d'un indice, les pièces que tu manies depuis parfois des années se mettent en place pour former une réponse.

J'ai donc eu un insight cette année au Japon, sur le comment accepte-t-on la pédophilie sans pourtant avoir jamais fantasmé sur les enfants, voire en étant plutôt carrément prêt à péter de la vieille.

Je me suis longtemps demandé comment ça se faisait que tu refusais d'emblée ma parole de vérité, comme si j'étais ton daron, pour ensuite arriver aux mêmes conclusions que moi quand tous tes amis forumeurs t'avaient dit la même chose. J'en ai conclu que ma pensée était par trop fulgurante et que tu avais besoin de connaître mon cheminement intellectuel pour pouvoir apprécier le résultat. La conclusion seule, tu rejettes, mais si on t'explique depuis le début tu penses que tu as la main sur le raisonnement alors tu y mets moins de mauvaise volonté.

Comme un putain de gosse.

Tu comprends maintenant pourquoi j'éprouve une aversion naturelle envers les enfants : cette façon de pas vouloir manger un truc nouveau, de faire mille et une manières pour finalement trouver ça délicieux et en redemander, ça me fout la gerbe.
Je toucherai jamais un gamin parce qu'intellectuellement un être humain dénué de logique à ce point ça me paraît la chose la plus détestable au monde. D'ailleurs je peux pas te dire mieux : tellement les gens sentent que je suis pas attiré par leurs pondeurs d'excréments, ils me confient des tâches de baby-sitting en toute quiétude quand dans le même temps on t'explique que maintenant les gamins non-accompagnés doivent voyager seuls dans les avions et que le personnel qui gère les crèches a plus le droit de changer les gosses qui doivent du coup rester dans leur merde toute la journée.
Autant te dire que quand bien même je prônerais "l'amour libre avec les enfants consentants" (ce qui n'est évidemment pas le cas), je serais quand même encore moins malade que ta société paranoïaque.

Tu vas me dire "était-ce primordial d'être au Japon pour comprendre ce glissement naturel vers la pédophilie ?"
Je te répondrai : "oui, c'était absolument indispensable, car l'ethnie asiatique joue un rôle fondamental dans ce glissement."
En effet, tu n'auras pas été sans remarquer que les Asiatiques font plus jeunes que leur âge et que des nanas de 40 ans ont souvent un corps inaltéré que les Occidentales ne peuvent s'offrir qu'au prix d'ineffables sacrifices. T'as qu'à voir comment ici la moindre femme de 40 ans "bien conservée" semble tout droit sortie de Desperate Housewives, c'est dire la misère.

Je vous livre dès à présent la logique implacable qui fait de vous des pédophiles, que vous le vouliez ou non, et après je vous expliquerai pourquoi c'est pas grave du tout d'être "un pédophile" du moment que tu gardes tout ça dans ta tête :

Quand t'es au Japon, tu kiffes des meufs de 25 ans qui ont l'air d'en avoir 15. C'est pas de ta faute, au Japon les nanas de 25 ans sont comme ça.
⇒C'est donc que tu es visuellement attiré par un physique de 15 ans.

⇒À partir de ce moment-là, tu n'éprouves plus aucune culpabilité d'être attiré par des nanas de 15 ans puisqu'il est avéré que tu es attiré par ce physique jeune, indépendamment de l'âge de la personne.


Ça y est mon grand, t'es un pédo !

Je sais, au début ça surprend, mais tu verras on s'y fait très bien.

Comme tu le vois, je parle de physique de 15 ans, ce qui est déjà bien trop vieux pour les vrais de vrais, les lolicon, les mecs qui veulent pas voir un bout de sein et pour qui 13 ans c'est déjà limite périmé. Mais ça, c'est pour les puristes.
Rassure-toi, si une Japonaise te voit regarder en douce une nana de 18 ans (DIX-HUIT ANS, hein, MAJEURE), elle va à coup sûr te traiter de lolicon et ce sera pour toi un indice bien pertinent pour ne plus jamais la revoir.

En effet, seules les obâsan traitent les gens de lolicon.

Je t'ai déjà mis en garde contre le phénomène "obâsan", cette désolante façon d'être déjà vieille dans sa tête qui constitue le pathos n°1 de la Japonaise. Traiter un homme de "lolicon", c'est lui reconnaître le péché de constater qu'il existe des femmes plus jeunes que soi, ce qui est typiquement la marque des femmes périmées, ivres d'aigreur quand elles voient les autres (= toutes les autres femelles de la planète, tu vois à quel point il faut être grave pour s'offusquer...) femmes nées après elles.

Même si tu regardes passer une nana de 25 ans avec des jambes interminables, une jupe ras-la-chatte, une beauté à couper le souffle, l'obâsan va te traiter de lolicon, c'est-à-dire qu'au prix d'une dépense d'énergie psychique considérable elle va faire l'impasse sur TOUS les éléments qui auraient attiré ton regard pour ne retenir que celui de la jeunesse.
Mes amis psys te conseillent fortement de faire passer un petit TAT à cette vieille peau, crises de fous rires garanties.

Alors maintenant je vais te donner mon avis perso de citoyen sur la pédophilie. Souvent tu verras les gens exprimer la haine la plus sanglante et réclamer les châtiments les plus impitoyables envers les pédophiles.
Fut un temps où je comprenais. Mais plus maintenant. Ça va faire une grosse dizaine d'années que la télévision se fait un plaisir de donner la parole Boris Cyrulnik, le mec qui t'a expliqué le principe de la résilience.
Toi tu partais naïvement du principe que si on te violait quand t'étais gosse, tu en souffrais tout le reste de ta vie, c'est ce qui rendait ce crime horrible.
Mais en fait, non.
Grâce à la résilience, te faire violer quand t'étais gosse ça devient pas beaucoup plus horrible que d'être agressé dans le métro pour te faire dérober ton portable.
Et je te conseille de pas essayer de me soutenir le contraire, vu que le père Cyrulnik a démontré le principe de résilience avec des déportés.
Je ne te crois pas antisémite au point de vouloir placer le viol d'un enfant au-dessus d'une déportation dans un camp de concentration sur l'échelle de la douleur, ni assez masochiste pour vouloir essuyer un procès suite à cette démonstration (que j'aime quand ta société me fournit toutes les armes de la subversion...).

Donc si les déportés peuvent s'en sortir, tu seras bien gentil de croire que les enfants violés aussi.
Du reste, je ne t'entends pas prononcer les mêmes sentences barbares à l'encontre de ceux qui provoquent des accidents de la route, et les chiffres des accidents de la route, c'est autre chose que ceux des crimes pédophiles, hein.

Par ailleurs, je ne place pas la vie d'un enfant au-dessus de celle d'un autre être humain. En vertu de quoi le viol d'un enfant serait plus horrible que celui d'un adulte ? Qui a décidé ça ? Qui a décidé que quand ta femme se fait violer c'est quand même moins grave que si c'était un enfant ?
Parce que l'enfant est "sans défense" nous martèlent les associations paranoïaques. Gars, crois-moi, quand t'es un adulte tout seul face à 15 types armés et rompus au combat, t'as pas plus de défenses qu'un enfant. Et ton tabassage me touchera beaucoup plus, même si toi aussi tu auras droit à ta résilience.

Pour résumer ma pensée : la pédophilie c'est évidemment répréhensible sur le terrain, mais depuis que les psys t'ont expliqué que la majorité de tes rêves érotiques impliquaient les membres de ta famille, je pense que tu peux te sentir le droit à l'impunité sur n'importe lequel de tes fantasmes. D'ailleurs moi-même, j'ai aucun souci à aborder un employé de Softmap pour lui demander s'il a bien un bouquin qui explique comment se déguiser en fille et engager des activités sexuelles avec d'autres travestis. Et l'acheter, bien entendu.

Si tu t'excites sur des adolescentes tu es complètement normal, Michel Houellebecq te l'explique dans tous ses bouquins, en revanche si tu trouves qu'en-dessous de 10 ans il y a des raisons d'avoir une érection, je te conseille quand même de consulter, on sait jamais... (mais je ne te juge pas, juste je ne comprends pas ton délire, de même que tu ne comprends sans doute pas comment je peux m'exciter à la fois et autant sur Ishikawa Rika et sur Kokushô Sayuri, deux nanas qui ont respectivement environ 10 ans de moins et 10 ans de plus que moi. Enfin moi, légalement je risque rien, hein).

Et puisque le sujet t'intéresse, oublie pas de passer à la buvette.

15 commentaires:

dimsum a dit…

L'article que tu as mis en lien m'a tellement énervé que je suis sorti éclater un cône de signalisation de travaux sur un lampadaire.

Le type a maté un reportage sur France2 et a tout pris pour lui, au premier degré, direct en pleine tronche comme une éjac' faciale.
Du coup, tel le héros de ses mangas préférés, il est parti en croisade contre les "lobbies anti-japoniaiseries". Tiens toi le pour dit, son avis est le bon, et ceux qui ne sont pas d'accord sont des cons. Un peu comme quand Libé met en une une photo de Larry Clark où une jeune fille empoigne le paf de son copain, et traite tout ceux qui ne sont pas d'accord de vieux cons réac' nostalgiques des heures les plus sombres de notre histoire.
Tout y est, le vocable testé et approuvé par la LICRA ("stigmatiser"), les références à Jean Marie Le Pen, la technique qui consiste d'entrée de jeu à dire qu'on "enfonce des portes ouvertes" pour insinuer que ce qu'on dit relève tellement du bon sens qu'il est impossible de ne pas être d'accord.

Puisqu'il y a des Makoto et des Yôko qui sont droits dans leurs bottes, il est interdit d'évoquer les sujets qui fâchent sous peine de stigmatiser. Typiquement français comme attitude (voir "l'infime minorité" de délinquants dans ton quartier).

dimsum a dit…

L'auteur balance d'emblée une photo sex d'une gamine de 11 ans roulée comme si elle en avait 18, et son contre-argument à ceux qui auraient trouvé ça "nauséabond" c'est un reportage de 10 minutes sur un jeu de viol et sur les gravia idole de 8 ans (ces dernières sont loin d'être un phénomène marginal, soit dit en passant)! Ca me rappelle Sarko qui s'évite les questions gênantes des journaleux en posant lui même la question à laquelle il va "répondre".

J'avais un pote racailleux qui nous sortait toujours le même dicton quand il voulait passer pour un intellectuel: le sage montre la lune, l'idiot regarde le doigt. Et bien là l'auteur nous montre son doigt (le majeur) et n'essaie pas de voir plus loin. Il évoque même, et c'est la cerise sur le gâteau, l'existence de lobbies. Mais il ne dit pas s'ils sont judéo-maçonniques...
"La mise en marche d’un lobby ‘intellectuel’ anti-japoniaiserie a largement contribué à ternir l’image du pays des cerisiers en fleur."

Cette sentence aurait pu sortir de la bouche de Malek Boutih:
"La mise en marche d’un lobby ‘intellectuel’ anti-islam a largement contribué à ternir l’image de la religion de paix et de tolérance."
...ou de Brice Hortefeux:
"La mise en marche d’un lobby ‘intellectuel’ anti-Woerth a largement contribué à ternir l’image d'un ministre intègre et honnête."

dimsum a dit…

Au moins ça intéresserait des gens. Mais en l'occurrence l'auteur de cet article oublie une chose importante: le Français moyen, le Japon et ses problèmes de société, il s'en fout comme de sa première chemise. Les médias, les politiques, les sociologues et autres inutiles professionnels n'ont rien à gagner à faire des reportages pré-mâchés à propos du Japon. Ils essaient juste, de façon maladroite certes, de trouver des causes à certaines conséquences.
Voilà l'expression d'une paranoïa d'un Français malmené par sa passion à tendance monomaniaque pour le Japon, qui lui fait s'imaginer que tout le monde s'intéresse à ce pays au point de former des lobbies!

Il pense que "tout le monde est content." Mais non mec, tout le monde s'en bat l'œil. C'est ça que tu es infoutu de piger.
Ceux qui veulent vraiment "s’atteler à la lourde tâche de décoder la réalité complexe du Japon contemporain" lisent "Le Japon et les Japonais" au lieu de mater des reportages sur France2.

"Quelle est la finalité de ce survol?" En voilà une bonne question, enfin. La finalité ne pourrait-elle pas tout simplement être d'exposer un point de vue? Moi même, japonisant, vivant à Tokyo depuis 3 ans, en couple avec une autochtone, ne suis pas en total désaccord avec les conclusions de ce court reportage. Les photos de gamines en maillot de bain qu'on voit sur les magazines, dans le métro etc je n'ai pas envie de les voir.

Enfin, l'auteur livre une information capitale à la fin de son pamphlet contre le fascisme des lobbies anti-Japon: "j’avais les mêmes dans ma guest-house".
Les Japonais eux-mêmes s'en inquiètent: le Japon et sa culture attirent les freaks du monde entier comme une merde fraiche et onctueuse attire les mouches. Chaque années des milliers de monomaniaques partent en pèlerinage au pays du Manga et du Animé où ils partagent une guest-house miteuse avec des Coréens et des Chinois pendant 10 mois et vivent leur rêve monomaniaque à 100%. Au retour ils pensent tout savoir mieux que tout le monde et mettent un point d'honneur à défaire tous les clichés: non la pédophilie n'est pas un phénomène mainstream au Japon, non les morts par excès de travail ça n'existe pas, non Amélie Nothomb n'y connait rien, non leurs appartements ne sont pas minuscules, non les sushi ne sont pas faits avec du poisson et du riz. C'est bien connu, celui qui sait c'est celui qui contredit.

Robert Patrick a dit…

Mec, tu m'as filé du boulot ;-D.

Evelyn Tremble a dit…

J'ai l'impression que ça accroche un peu sur les notions de pédophilie, de viol sur mineur et relation incestueuse.
Même avec tes 35 berges, tu as le droit d'avoir, en France, une copine de 15 ans et de faire les pires salaceries entre personnes consentantes. Ca aussi te le rentre dans la catégorie "pédophilie" ? Mais qu'est-ce qu'il va nous rester alors ?

Robert Patrick a dit…

Ouais, Evelyn, t'as "le droit", mais tu vas quand même passer pour un pédo aux yeux de la population, t'inquiète pas...

JCasper a dit…

Beaucoup évoquent le fait que l'enfant soit sans défense, ce n'est pas là le problème. Le vrai problème vient surtout du fait qu'un enfant évolue énormément psychologiquement par rapport à un adulte, dans le sens qu'un traumatisme vécu alors aura bien plus de conséquences que s'il le vivait 20 ans plus tard. Ça s'ancre beaucoup plus facilement dans un gosse que dans un adulte. Je ne dis pas que c'est impossible de subir un traumatisme aussi fort que pour un enfant, c'est juste que ce dernier n'a pas tous les outils psychologiques nécessaires pour le surmonter et après, il est trop tard. Le principe de résilience s'applique aux personnes qui ont acquis ces outils en mûrissant. D'accord, rien ne dit que leur acquisition après trauma ne permettra pas de s'en remettre, cela dépend de son ampleur entre autres. Mais on ne peut pas affirmer que parce que les déportés s'en sortent (ce qui est faux dans l'absolu, je te rappelle le cas Primo Levi), les enfants traumatisés par un viol pourront s'en sortir aussi.
Maintenant, je suis d'accord, êre pédophile ne fait pas de toi un violeur. Tant que tu ne fais pas de mal à un enfant, c'est pas un problème. Il faut juste aller consulter si l'on sent qu'on ne peut plus contenir ses pulsions. Malheureusement, la stigmatisation des pédophiles ainsi que le manque de moyens pour les suivre font que même si la personne a l'intelligence de choisir cette solution, elle n'aura pas forcément les moyens de la suivre ou même la volonté.

Robert Patrick a dit…

@JC : d'abord entendons-nous bien : je ne dis pas que tout le monde s'en sort, mais que tout le monde peut s'en sortir.
Ensuite la cas des viols, on te sort ça comme si les enfants avaient que cette expérience traumatisante : combien d'enfants dans le monde qui perdent leurs parents, sont victimes de la guerre, de catastrophes naturelles, etc. ?
Ça va, quoi. Quand on te présente le viol des gosses comme l'horreur absolue, on oublie un peu vite ce qui se passe ailleurs que dans son fauteuil de pays du G8.
Y a des tas de gamins de par le monde qui se sortent de traumatismes. Je ne dis évidemment pas que c'est cool pour autant de violer des gamins, que c'est "moins grave" ou quoi, je dis juste qu'il faut arrêter de sortir l'orchestre symphonique et d'en faire une affaire d'État à chaque fois.
Mon propos était juste de dire que si tu crois que la majorité a un sens dans tes choix sexuels, c'est une blague. Tu as voulu faire la totale à Elly Tran Ha le jour où tu as vu une photo d'elle et tu t'es pas demandé quel âge elle avait. Elle a 16 ans. Tu peux me dire "ah ouais, c'est trop jeune", mais le jour où tu as vu sa photo, tu t'es juste dit que tu allais lui faire les fesses. La réalité c'est ça.
Le mec qui nie est à mon sens plus dangereux que le mec qui assume et on connaît tous le cas des prêtres qui t'expliquent que les homos sont les envoyés de Satan et qui se font gauler pour pédophilie un jour.
Après, que tu violes un enfant ou un adulte, un violeur est un violeur, la loi sait ce qu'elle a à faire.

Anonyme a dit…

Personnellement, le jour où, 6 mois après mon arrivée au Japon, mon élève de 7ans m'a dit "ここさわりたいの?" pendant un cours privé, le doigt sur sa culotte Mezzo Piano, j'ai pensé que j'étais en danger dans ce pays, que j'allais finir dans un charter avec des menottes et que ma vie serait gâchée à jamais. Puis j'ai réfléchis, et j'en arrive aux même conclusions que RP, plus ou moins. Mais j'ai démissionné, au cas où...

Robert Patrick a dit…

@Senbei : Oh, tu as eu droit à ça, donc... ;-D

unixorn a dit…

J'aime bien ta définition de l'insight. Je travail beaucoup comme ça mais je n'avais pas de mot pour le concept, merci.

Quant au sujet principal, la pédophilie, à mon avis c'est une sorte de tabou auto-prophétique qu'on nous rabâche sans cesse justement pour le renforcer. Toujours utile pour créer des lois liberticides (contre le net), au même titre que l'épouvantail du terrorisme ou pour jeter l'opprobre sur quelque chose / quelqu'un, sans qu'il est toutefois un impact significatif dans la vie de la population.
Je trouve donc ton article plutôt sensé, et j'ai bien rigolé à la réaction outrée de dimsum.

Tom a dit…

Il faut faire attention avec le concept de résilience, il y a des trucs un peu bidon qui se baladent dedans (je dis ça en passant parce que c'est pas le sujet) : par exemple utiliser une définition vague et passe-partout de "s'en sortir", ça fait l'impasse sur la relativité des perceptions du vivre bien, perceptions structurées par une procédure d'acquisition dans un contexte socio-culturel donné. Après il y a des trucs intéressants ici ou là dans son affaire, mais globalement c'est quand même assez pauvre.

Pour le viol d'un enfant, on considère ça comme "plus grave" - même si je suis bien d'accord qu'une hiérarchie des valeurs dans ce domaine est stupide - simplement dans la mesure où l'enfant n'a pas acquis l'intégrité de son corps. Le viol des enfants se fait statistiquement en contexte familier (tout comme la violence homme/femme), il est donc souvent justifié et intégré à la formation psychique même de l'enfant (les enfants ne portent pas plainte, voire protègent). Un schéma classique mais qui n'en est qu'un parmi d'autres, est que l'enfant intégrera dans son développement que son corps ne lui appartient pas, d'où par exemple les liens traditionnels entre abus sexuels dans l'enfance et prostitution. On retrouve bien évidemment tout ça dans le cadre des enfants battus, mais c'est plus trop à la mode, les enfants battus, va savoir pourquoi.

La pédophilie, stricto sensu, désigne un désir sexuel pour des enfants, c'est-à-dire des êtres techiquement sans signe de puberté, sans caractère sexuel.
C'est une construction fétichiste, qui - souvent -résulte d'abus dans l'enfance (soigner un pédophile, ça passe par une thérapie, pas par des médocs, mais pour que la thérapie fonctionne, il faut que le patient en ait le désir, d'où la difficulté de l'approche carcérale).
C'est un cadre pathologique relativement clair.

La période où tout se complique, c'est celle de la puberté, qui dure plusieurs années, et qui transforme un corps puéril en corps adulte.
Pendant des siècles en Europe, on reconnaissait la maturité sexuelle dès le début de cette période, donc facilement 12-13ans, ce que l'on appelait "pucelle" (oui, comme l'autre à Orléans). Avec le temps et l'allongement de la vie, on tend à la reconnaître plutôt à la fin de ladite période. Tout ceci étant à l'origine mû le plus souvent par des considérations surtout matérielles comme le mariage. La solidité du patrimoine bourgeois à la fin du XIXe siècle a permis de lever la contrainte sur la précocité de la mariabilité des jeunes filles (au prix d'une autre contrainte qui est précisément l'invention de la "jeune fille" mais c'est encore une autre histoire). L'histoire sociologique du Japon étant assez différente, je crois que ça vaudrait le coup de se pencher sur un parallèle avec leurs représentations de la minorité/majorité sexuelle (la question de la transmission patrimoniale, qu'il soit symbolique ou matériel, étant une quasi constante anthropologique).

Je n'ai pas d'opinion sur la pédophilie en tant que fantasme et comme il est impossible d'envisager qu'un gamin soit consentant, ça ne peut demeurer, légalement, qu'un fantasme.

La jeunesse du corps d'une jeune fille de 16 ans, est un fantasme qui n'a à mon avis que peu de rapport avec la pédophilie, comme la maturité d'un corps de milf est également un fantasme qui n'a que peu à voir avec la gérontophilie.

La stigmatisation paranoïde de la pédophilie me paraît surtout reliée au culte aberrant de l'enfance et à un mouvement de peur face à nous-mêmes, qui sommes capable de vendre et de faire porter des strings à des gamines de dix ans, ou de faire faire du pole dancing à Miley Cyrus. On se tape sur les doigts pour se punir, mais c'est quand même sur ça qu'on s'excite.

Ama a dit…

Tiens, y'a ça aussi comme glissement (temporel), j'adore lol


En ce qui me concerne, dès qu'une nana est réglée, elle est baisable (c'st mère nature qui me l'a dit)

Ama a dit…

je crois que j'ai oublié le lien (http://www.youtube.com/watch?v=nxsLvIaw4Os)

Anonyme a dit…

"Même avec tes 35 berges, tu as le droit d'avoir, en France, une copine de 15 ans et de faire les pires salaceries entre personnes consentantes. Ca aussi te le rentre dans la catégorie "pédophilie" ? Mais qu'est-ce qu'il va nous rester alors ?"

C'est faux en France quand tu as 35 ans tu ne peux faire des salaceries avec une copine de 15 ans. La majorité sexuelle est à 15 ans effectivement mais elle ne s'applique qu'entre mineur de plus de 15 ans, toute relation majeur/mineur est interdite en France.

(désolé de réagir en retard !)

 
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